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15. Attendre

C'est chiant. Non vraiment. Je ne me considère pourtant pas comme quelqu'un d'impatient de base. Mais là vraiment, c'est chiant. Déjà deux alertes de faux travail, le 30 et le 31 au soir. Série de contractions régulières, pendant presque 2 heures. Accoucher le 31 avec les copains à la maison aurait été assez marrant, et j'avoue avoir grandement espéré que cela arrive, mais non. Ma fille avait décidé de se manifester, mais pas de se montrer.  Je suis dans ma 37ème semaine de grossesse et tous les jours environ,  j'espère accoucher.  J'en ai assez.  Assez de me déplacer à 2 à l'heure, d'avoir le ventre qui tire et menace d'exploser tout le temps (il a explosé d'ailleurs, les vergetures ont décidé d'attaquer pour de bon et j'en ai, bah, partout...), d'aller aux toilettes toutes les 20 minutes, de ne pas pouvoir me baisser sans souffler. Je suis allée faire des courses hier. Ce qui me prend 2h grand max d'habitude ...

4. "Mais arrête-toi !"

Qu'est-ce que je l'ai entendue / je l'entends, cette phrase. "Fais toi arrêter 2 semaines avant, tu y as droit !" J'y ai droit. Comme si c'était inconcevable de ne pas prendre ce "droit", ces deux semaines de congé supplémentaires. (Rappel : le congé mater débute 6 semaines avant la date présumée d'accouchement, et on a droit à deux semaines de plus si besoin. "SI BESOIN" . Il est aussi possible de prendre ces deux semaines après, donc en plus des 10  semaines de congé mater APRÈS l'accouchement.) Je ne comprends pas pourquoi tout le monde me dit de me faire arrêter. Déjà, c'est pas trop dans mon caractère de me pointer chez le doc ou chez la sage femme et de dire "bon,, y'a moyen de moyenner deux semaines bonus ?". Ensuite, sans déconner, c'est pas à moi de décider d'un arrêt. Si le personnel médical qui me prend en charge n'estime pas que j'ai besoin d'être arrêtée, ça veut dire que je n...

2. Réflexions

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J'ai toujours eu peur de la grossesse. D'ailleurs, pendant longtemps, je ne voulais pas d'enfants. Je ne me sentais pas capable d'élever un enfant et surtout, surtout, je ne voulais pas grossir. C'est bête hein. Mais je suis une ancienne (?) boulimique vomitive. J'ai eu beaucoup de mal à arrêter mes crises, à arrêter de vomir, à m'accepter, et d'ailleurs, je sais bien que ces vieux réflexes dégueulasses sont toujours quelque part, ancrés au plus profond de moi. Je suis retombée sur un billet que j'avais écrit il y a 2 ans peut-être, où je racontais qu'après un restaurant, j'avais recommencé. A vomir, 1 fois, 2, 3, tout en reproduisant exactement les mêmes gestes que je faisais lors d'une crise, à recracher de la bile, à me toucher le ventre, à pleurer.  J'ai pourtant 31 ans aujourd'hui. Mais être adulte ne signifie pas s'être débarrassée de ses anciens démons pour autant. Et puis, est-ce que je suis assez adulte, après...